I was investigating the odd-looking Russian word бьеф ‘reach, level, pond’ (верхний бьеф ‘upper pond, head water’) and discovered it was borrowed from French bief, which made sense… but where was that from? TLFi tells the tale:
Prononc. : [bjεf]. Antérieurement à Passy 1914 on indique également des prononc. sans f (Gattel 1841, Nod. 1844, Fél. 1851, Littré, DG). Sous la forme biez le mot est transcrit par Land. 1834 : bi-èze. Pour Mart. Comment prononce 1913, p. 350, au contraire on ne prononce pas de -z dans biez. Étymol. et Hist. 1. Ca 1135 bied « lit d’un cours d’eau » (Pelerinage Charlemagne, éd. E. Koschwitz et G. Thurau, 775 dans T.-L.) − xivᵉs., B. de Sebourg, ibid.; 2. 1248 bié « canal qui amène l’eau à la roue d’un moulin » (Ch. des D. de Bret. fᵈˢBiz., Bibl. Nant. dans Gdf. Compl.); la forme bief est donnée en 1635 par Monet, Invantaire des deus langues françoise et latine, mais elle ne s’est imposée qu’au xxᵉs.; 3. 1834 (Land. : Biez. Dans un canal à écluses, intervalle compris entre deux écluses). Très prob., et de même que les corresp. de l’Italie du Nord (REW³), d’un gaul. *bedum « canal, fosse » (gallois bedd, breton bez « tombe », Dottin, p. 232) en rapport avec le lat. fodere « creuser » (cf. Ern.-Meillet, s.v. fodire); le f final représente le traitement de -d- intervocalique (devenu ensuite final) dans un certain nombre de mots anc. d’orig. germ. ou celt. (cf. *bladu > *blavu [v. emblaver] > a. fr. blef, fr. mod. blé; germ. -bodu dans Elbeuf).
In other words, the final -f didn’t use to be pronounced, and the word was variously written bief, biez, bié, or bied; the suggested etymology is from a Gaulish bedum ‘canal, ditch,’ and the development of d to f is compared to that in blé ‘wheat’ < blef < *bladu. One wonders why blef lost its final f, while that in bief remained.
Recent Comments